Concert-contes
art du récit / musique jazz
Jeune public à partir de 8 ans – 55 min

Praline Gay Para – écriture, jeu
Hélène Labarrière – contrebassiste

affiche

Nous écoutons souvent des musiques qui nous sont devenues familières : Jazz, blues, reggae, soul, rap, work songs… et nous oublions aussi souvent qu’elles sont nées de l’histoire des peuples déportés d’Afrique pour être réduits en esclavage dans le continent américain, de leurs résistances, de leurs luttes pour l’abolition de l’esclavage, pour les droits civiques, pour la fin de la ségrégation.  Comme toutes les sociétés opprimées, les peuples issus de l’esclavage ont déployé une énergie immense pour tenir debout, tête haute, malgré le joug qui les écrasait. Des révoltes sur les plantations, des ruses pour apprendre à lire, des solidarités pour aider les fuites, des chants, de la musique, des marches, des poings levés, des luttes, des contes, des romans, des essais, des films….

Aujourd’hui, l’égalité des droits est inscrite dans la loi, mais la violence raciste n’a pas disparu et les soulèvements continuent de rassembler toutes celles et tous ceux qui croient en un monde de justice, d’où qu’ils viennent.

A travers ces musiques les esclaves et leurs descendants ont exprimé leurs rêves, leurs révoltes, leurs colères par des moyens détournés, en créant un espace joyeux et vivants pour se rassembler, pour contrecarrer la violence quotidienne en se donnant des forces ensemble.

#blacklivesmatter

 

Action financée par la Région Île-de-France

Pour ce qui est de Rise Up ! que j’ai découvert à Avignon, j’ai trouvé ce concert-contes très réussi surtout grâce à une subtile et intelligente harmonie entre les récits tissés par Praline Gay-Para (à partir d’un répertoire afro-américain et caribéen souvent méconnu en France) et la partition musicale improvisée à la contrebasse par Hélène Labarrière, le tout en écho avec les images vidéo projetées en toile de fond (beaucoup d’images d’archives en noir et blanc sur les Noirs aux Etats-Unis, sur la ségrégation raciale, entre autres). La musique n’est pas ici simplement plaquée telle quelle sur la narration, elle contribue à faire naître des images dans la tête des spectateurs et raconte à sa façon, à travers une bande-son originale mêlant jazz, blues, reggae, soul, rap, l’histoire des luttes et de la résistance contre l’esclavage, la ségrégation raciale, les injustices de toutes sortes et de tous temps. C’est un spectacle qui donne de l’énergie aux petits comme aux grands, l’envie de lever haut le poing pour continuer le combat face aux inégalités actuelles. Cristina Marino – blog Le Monde l’Arbre aux Contes – 16 juillet 2017