Par Praline Gay-Para | le 9 février 2016 | L'air du temps

Petit coup de gueule  :

J’ai raconté pour les petites personnes depuis peu en Île de France. La personne qui m’accueille me dit avec beaucoup de bienveillance :
– Pourquoi tous les conteurs racontent les mêmes contes aux enfants ?
– Je raconte les miens, ceux que j’ai cherchés, souvent traduits, racontés depuis des années, publiés, pourquoi ?
– Parce que Machin raconte aussi Roulé le loup et Truc raconte Le Monstre et le bébé…
Ces deux contes font partie de mon répertoire depuis des années et sont publiés chez Didier Jeunesse.
Machin et Truc qui j’espère auront une chance de lire ce post, sont des « pros » payés pour leurs prestations.
Autant je suis heureuse de savoir que ces contes sont transmis par de nombreux adultes, bibliothécaires, instit, éducateurs, parents, conteurs amateurs, etc. autant je me demande pourquoi des « conteurs professionnels » qui gagnent leur vie en racontant, ont tant de flemme à se créer un répertoire personnel, à se coller le vrai boulot de chercher de la matière dans le vaste répertoire mondial, et comment font-ils pour ne pas avoir au moins la politesse de me demander mon autorisation directement ou en passant par la SACD.

Le pompon : une personne qui se définit comme artiste-conteuse indépendante m’écrit pour me demander si elle peut raconter deux de mes albums en kamishibaï avec des illustrations « re-créées » par elle. Les illustratrices et illustrateurs apprécieront.