Conte, récit
Spectacle tout public à partir de 14 ans – 55 minutes

Auteur et interprète : Praline Gay-Para
Mise en scène : Laurence Garcia
Scénographie, lumières : Sam Mary

affiche

Praline Gay-Para nous parle d’un pays en proie à la guerre civile ; le Liban qu’elle a quitté en 1975. Le conflit, elle l’a vécu de loin, au téléphone, dans les médias ou lors de ses rares voyages : « six mois sur place et tout le reste d’ici ». Une guerre sans fin et un pays qui l’ont pourtant habitée, obsédée quotidiennement toutes ces années. Son héroïne, une femme comme elle en exil à Paris, vient d’apprendre la mort de Mariam, sa seconde mère, restée au Liban et avec qui elle est demeurée liée depuis son départ pour la France. « L’une ici, l’autre là-bas… » Elle sort sous la pluie porter la nouvelle à Wahid, le neveu de la vieille dame. En chemin, des bribes de conversations, des événements lui reviennent, le passé et le présent s’entremêlent. Praline Gay-Para droite dans ses souliers, évoque avec justesse les ambivalences, les contradictions, l’absurdité de tout conflit. Une parole nue, forte et sensible qui interroge la mécanique du souvenir et où dominent avec bonheur les étincelles d’humanité et d’humour qui font la force de la vie.

Production : Pavé Volubile. Coproduction : Maison du Conte de Chevilly-Larue (94), la CCAS, Le Strapontin-Scène des arts de la parole de Pont-Scorff (56). Coréalisation : l’Atelier du plateau (75). Avec l’aide à la production d’Arcadi. Avec le soutien de la DRAC Île-de-France/Ministère de la Culture et de la Communication, de l’Adami et du Théâtre le Moustier de Thorigny-sur-Marne (77).

Politis
Conteuse remarquable, elle a crée un spectacle chargé d’émotion qui raconte la guerre au Liban. Les thèmes de l’exil et de l’absurdité de toute guerre sont déclinés avec gravité, humour et poésie.
Courrez voir ce spectacle « indispensable » qui nous aide à devenir un peu plus humains !
Myrtha Liberman,  19 janvier 2011

Le blog de Martine Silber – 20 janvier 2011
… elle fait vivre un monde, incarne tous les personnages, mais aussi le vent, la pluie, le soleil…comme ça toute seule. . Elle arpente les rues de Beyrouth sous la mitraille, retrouve son enfance auprès de sa nourrice mariam, rebuffe le neveu, Wahid, savoure des nourritures oubliées, l’émotion fait vibrer les murs blancs gelés ou écrasés de chaleur.

La Théâtrothèque.com
Praline Gay‐Para, une conteuse de notre temps habillée des mots du monde.
Venez écouter les images et en partant vous verrez les mots.
Philippe Delhumeau. 20 janvier 2011

webtheatre.fr
En assistant au spectacle de Praline Gay-Para «Pourquoi je ne suis pas née en Finlande ? » le spectateur éprouve un plaisir rare à saveur d’authentique : celui de se sentir recueillir, d’accueillir une confidence.
Elle est celle de l’inconnue du banc qui, sous le couvert de cette situation anodine, révèle des fragments de vie au passant que nous sommes tous. La vie paisible en France, l’exil, la guerre lointaine, les proches restés là- bas. Situation universelle. Histoire individuelle qui fluctue entre anecdotiques histoires du quotidien et le récit de la gravité du monde.
Porté par une forme d’auto – dérision douce dont le rire est tout autant teinté de gêne de n’être pas là-bas que d’être ici, le soliloque de Praline Gay-Para est paisible et humble d’apparence. Il est celui de l’impossible ubiquité, de l’in tranquillité radicale de l’être. Paradoxe de l’homme jamais libre relié à sa famille, son pays.
Praline Gay-Para en révèle les fissures, les fragilités, en démontre la force. Elle manie l’art du conte comme un art de la conversation. Un rêve de paix dans le silence de l’écoute.
Par Jean Grapin, 10 février 2011